Son origine
Animé par l’envie de bousculer un peu les habitudes, l’Enseignement catholique de la région Centre-Val de Loire a voulu oser un format nouveau, vivant, surprenant. Un rendez-vous pas comme les autres pour rassembler les communautés éducatives autour d’un sujet porteur : “L’élan pour enseigner ”
Car enseigner, ce n’est pas seulement transmettre des savoirs. C’est vibrer, croire, encourager, relever, inventer. C’est une vocation qui met en mouvement, une énergie qui circule, un engagement qui se partage. Alors, plutôt qu’une rencontre classique, il fallait un temps à part. Un temps pour respirer. Pour échanger vraiment. Pour écouter autrement. Pour se laisser inspirer et repartir boostés.
Et puis une idée a germé.
Simple et audacieuse.
Et si nous nous mettions en marche ?
Marcher pour penser. Marcher pour dialoguer. Marcher pour faire jaillir les idées. Une rencontre en mouvement, à l’image de notre mission : dynamique, collective, tournée vers demain et profondément habitée par l’espérance.
Et puis « La marche de l’élan » est née !
La marche de l’élan est une initiative originale qui a allié déplacement physique, réflexion collective et intelligence collaborative. Conçue comme un parcours en trois temps, elle a proposé trois cheminements ponctués de trois questions structurantes. Marcher est devenu ainsi un acte à la fois symbolique et concret : avancer ensemble pour penser ensemble.
Chaque participant a reçu, à l’arrivée, un petit carnet destiné à recueillir les prises de parole de G. Prévost et à garder trace des idées partagées. Des parcours différenciés ont guidé les groupes dans les rues d’Orléans. Des questions ont structuré la réflexion.
Une quinzaine d’étudiants de l’ISFEC ont participé activement à la dynamique : ils ont assuré la collecte des échanges lors des haltes programmées. À chaque étape, une restitution des réflexions sous des formes variées a permis à Guillaume Prévost de s’exprimer autour de questions telles que : ” Le monde de demain sera inventé par nos jeunes. Pour les former et les accompagner, « Que devrons-nous tenir ? Que devrons-nous lâcher ? Que devons-nous inventer ?” »
Retour sur « la marche de l’élan » avec I’interview de Laurent Cadena, chef d’établissement du collège Sainte Marie à Chartres
Intervieweur : Vous avez récemment participé à une marche dynamique organisée dans un cadre professionnel à Orléans. Pouvez-vous nous raconter votre expérience ?
L.C. : C’était une expérience vraiment enrichissante. Nous avons déambulé dans les rues d’Orléans tout en échangeant sur le thème de « l’élan pour Enseigner ». Le simple fait d’être en mouvement change complètement la dynamique : les discussions sont plus naturelles, plus spontanées. Ce fut un moment riche en échanges, mais aussi très convivial.
Intervieweur : En quoi le format vous a-t-il marqué ?
L.C. : Je ne suis pas habitué à ce type de format. Travailler en marchant, aller sur des questionnements parfois profonds tout en avançant physiquement, c’est assez déstabilisant au départ. Mais très vite, on se laisse porter. Le cadre extérieur, le temps agréable, le fait de ne pas être enfermé dans une salle rendent les échanges moins figés. On se sent plus libre de parler.
Intervieweur : Est-ce que cela a influencé la qualité des échanges ?
L.C. : Clairement. On était acteur dans l’échange. Dans les petits groupes, chacun pouvait s’exprimer. Il n’y avait pas cette sensation de prise de parole formelle comme en réunion. Les discussions étaient plus directes, plus authentiques. Le fait de se retrouver à marcher côte à côte favorise une forme d’égalité dans la parole.
Intervieweur : Avez-vous fait des rencontres marquantes ?
L.C. : Oui, notamment avec des jeunes de l’ISFEC. Leur regard, leurs questionnements et leur enthousiasme ont apporté une vraie fraîcheur aux échanges. C’était intéressant et enrichissant de croiser les générations et les perspectives.
Intervieweur : Avec un peu de recul, que retenez-vous de cette marche ?
L.C. : Elle m’a permis de réfléchir autrement, de me recentrer sur l’essentiel. Sortir du cadre habituel aide à prendre de la hauteur. Ce n’était pas seulement une marche, mais un temps de respiration professionnelle. Un moment convivial, stimulant, et profondément humain.
Une rencontre en mouvement, à l’image de notre mission éducative, tournée vers l’avenir et portée par l’espérance.