Guillaume Prévost, secrétaire général de l’enseignement catholique rencontre les équipes diocésaines de la région Centre Val-de-Loire

Lors de son intervention auprès des équipes diocésaines le 4 février dernier, Guillaume Prévost invite à trouver « la juste dose de mouvement » : assez d’élan pour avancer, innover et répondre aux défis contemporains, sans jamais perdre l’équilibre ni l’essentiel. Ce discernement permanent suppose d’être compris, en interne comme en externe. À l’intérieur de nos communautés éducatives, il s’agit de fédérer autour d’une vision claire ; à l’extérieur, de savoir expliquer notre identité et notre contribution spécifique au bien commun. La question du rapport à l’extérieur n’est donc pas secondaire : elle engage notre crédibilité et notre capacité à dialoguer avec la société.

« Ce qui prime c’est la mission », énonce encore Guillaume Prévost. Elle oriente nos choix, structure nos priorités et donne sens à notre action quotidienne. Mettre en avant les singularités de notre projet éducatif ne relève pas d’une stratégie de communication, mais d’une fidélité à ce que nous sommes. Notre atmosphère évangélique — faite d’attention à chacun, de fraternité, d’exigence bienveillante et d’espérance — constitue le cœur vivant de notre proposition éducative. Elle façonne des lieux où l’on apprend, certes, mais aussi où l’on grandit humainement et spirituellement.

Dans cette perspective, Guillaume Prévost évoque la posture du chef d’établissement comme « garant du projet éducatif ». Il veille à la cohérence entre les paroles et les actes, entre l’ambition affichée et la réalité vécue. Son autorité s’enracine dans le service : rassembler, encourager, discerner, et rappeler sans cesse la finalité de l’école. Car « toute personne qui cherche la vérité, cherche le Christ » : cette conviction fonde une vision de l’éducation comme chemin de sens, où la quête intellectuelle s’ouvre à une dimension plus profonde.

L’éducation est ainsi une œuvre de confiance. Confiance faite aux élèves, capables de progresser et de se dépasser ; confiance accordée aux familles, partenaires essentiels ; confiance donnée aux équipes éducatives, appelées à coopérer dans un esprit de responsabilité partagée. Cette confiance, nourrie par l’espérance, permet de tenir ensemble mouvement et fidélité, ouverture et identité, exigence et bienveillance. Elle est la condition d’une école pleinement au service de sa mission.

Bénédicte Lorin, adjointe du directeur diocésain de Chartres